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Désaccords imparfaits de Jonathan COE

Publié le par Emma

Désaccords imparfaits de Jonathan COE

Quatrième de couverture :

"Il y a combien de temps que j'ai joué ces accords ? Combien de temps qu'elle est apparue dans le bar, elle, qu'elle s'est approchée du piano, pendant que j'improvisais dans la pénombre de la salle, bien après que les buveurs les plus endurcis étaient rentrés chez eux, leurs verres finis ? Je ne sais pas, j'en perds le souvenir. Je me rappelle seulement que nous avons bavardé, échangé des banalités quelques minutes, pendant que mes doigts erraient sur le clavier, machinalement ; au fil des itinéraires habituels, des harmonies faciles et familières, auxquelles je me laisse prendre, ces temps-ci, comme à autant de mauvaises habitudes."

Mon ressenti :

3 Nouvelles et un article sur Billy Wilder : Ivy et ses bêtises, 9è et 13è, Version originale et Journal d'une obsession.

Ivy et ses bêtises : Un frère et une soeur se souviennent d'un Noël chez leurs grands parents lorsqu'ils étaient enfants.

9è et 13è : J'ai beaucoup aimé celle-ci d'ailleurs la quatrième de couverture en est un extrait. Le personnage habite entre la 9ème et 13ème rue. Il joue du piano dans un bar...Un soir, il rencontre une femme qui lui demande où elle peut passer la nuit.

Version originale : Un homme se rend à  un festival du film d'horreurs et fantasy afin d'élire la meilleure musique de film.

Journal d'une obsession : Article écrit pour les Cahiers du cinéma :  Son obsession pour Billy Wilder et plus précisement La vie privée de Sherlock Holmes.

 

Trois nouvelles très différentes, même si il écrit au début qu'il y a là toute sa production de nouvelles, je les ai trouvées fort agréables. Tous les personnages rêvent, se souviennent, imaginent.... Que ce soit des souvenirs d'enfants, un moment d'égarement en imaginant ce qu'aurait pu être la vie si on avait répondu autre chose, ou un rappel d'une relation... 

L'article "Journal d'une obsession" est très émouvant car il retrace depuis son enfance ses recherches sur La vie privée de Sherlock Holmes... Cette obsession, ses trouvailles au fil de l'avancée des technologies etc...

Mais suis-je vraiment objective car c'est un auteur que j'aime beaucoup de toutes façons ?

 

Désaccords imparfaits - Editions Gallimard 2012 - 92 pages.

Publié dans beaucoup aimé

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Un jambon calibre 45 de Carlos SALEM

Publié le par Emma

Un jambon calibre 45 de Carlos SALEM

Quatrième de couverture :

Une semaine. C'est le temps dont dispose Nicolas Sotanovsky, un Argentin qui erre dans Madrid de bar en bar et d'amour en amour, pour mettre la main sur Noelia, une rousse qu'il n'a jamais vue. Et s'il ne la trouve pas : POUM ! Serrano, le pittoresque malabar chargé d'éxécuter la sentence, a des doigts gros comme des jambons mais un coeur tendre. Pas comme son patron la Momie.

Pour trouver Noelia, Nicolas s'enfonce dans les profondeurs de Madrid, calciné par le soleil d'août, et celles du corps de Nina, douteuse ex-amie de la rousse. A ses basques, un détective raté mais amoureux de son chat de gouttière qui lui triture la conscience.

Sotanovsky n'a aucune envie de rentrer à Buenos Aires, mais il n'a aucune raison de rester en Espagne. Il décide alors de chercher la vérité, même si, comme dit Nina, "La vérité passe par le con. Il n'y en a pas deux pareils et on rêve toujours de celui qu'on ne connaît pas. On le crédite de plus de secrets qu'il n'en a et tu sais quoi ? Il n'a pas de mémoire, on le lave et tout est oublié. " Au lieu de fuir, il reste, à cause d'une bouche, une bouche qui est aussi la vérité, même si elle ment tout le temps.

A mille lieues des thrillers à rebondissements et des intrigues millimitrées, Carlos Salem écrit des romans noirs charnels et sinueux comme le corps d'une femme.

 

Mon ressenti :

Pourquoi certaines personnes vous paraissent sympathiques en un seul coup d'oeil ? Rencontré lors de Toulouse Polars du Sud en 2013, je me suis aperçue en le revoyant au même salon une année plus tard que je n'avais toujours pas lu son livre, je ne savais donc pas si j'aimais ce qu'il écrivait.

Toujours un foulard noué derrière la tête, il apparaît comme étant quelqu'un d'assez fun, sympathique, souriant etc... Restait à savoir ce qu'il allait en être à le lire...

Je me suis donc lancée dans les aventures de Nicolas, argentin venant d'arriver à Madrid, et qui très vite alors qu'il loge chez une rousse qu'il ne connaît pas va devoir la retrouver elle et l'argent....

Il va alors avoir deux solutions : rentrer en Argentine ou chercher et trouver cette femme sous peine d'être tué le vendredi suivant.

Evidemment, l'homme n'est pas du genre à fuir, il va donc rester dans la capitale.

Personnage haut en couleurs que ce Nicolas, il est truculent, malicieux, fantasque, complètement à l'image que je me fais de l'écrivain. Un homme qui aime les femmes, voire même qui peut être très faible face à elles. Plusieurs scènes d'amour dans ce livre, mais le tout est de savoir si il y a vraiment une intrigue parce qu'il pourrait en quelque sorte "noyer le poisson" ....et bien pas du tout !

Plusieurs personnages haut en couleurs vont croiser sa route, ça paraît quelquefois complètement déjanté, il est capable d'utiliser du langage parlé mais pas que ça . En effet, il a aussi un côté poète, sensible.Et le plus fort : il ne perds jamais le fil.

Première découverte pour moi de cet auteur, c'est différent, je n'ai jamais rien lu de tel, un côté un peu fantasque par moment, de drôles de personnages, des scènes d'amour, des anecdotes qui ressurgissent tel un fil conducteur.

Au final, j'ai passé un excellent moment tout à la fois du côté polar que du côté distrayant.

Je pense que je relirai cet auteur absolument inclassable.

 

Un jambon calibre 45 de Carlos SALEM - Actes noirs - 341 pages.

 

Publié dans beaucoup aimé

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Juste avant le bonheur d'Agnès LEDIG

Publié le par Emma

Juste avant le bonheur d'Agnès LEDIG

Quatrième de couverture :

Cela fait longtemps que Julie ne croit plus aux contes de fées. Caissière dans un supermarché, elle élève seule son petit Lulu, unique rayon de soleil dans sa vie difficile. Pourtant, un jour particulièrement sombre, le destin va lui sourire. Emu par leur situation, un homme les invite dans sa maison du bord de mer, en Bretagne. Tant de générosité après des années de galère : Julie reste méfiante, elle n'a pas l'habitude. Mais pour Lulu, pour voir la mer et faire des châteaux de sable, elle pourrait bien saisir cette main qui se tend...

Mon ressenti :

Je ne reviens pas sur le résumé car je trouve que la quatrième de couverture est complète et je ne voies pas ce que je pourrais rajouter.

Sur ce que j'en ai pensé, alors là il y a du boulot et je pense avoir un avis complètement à part.

Tout d'abord, c'est un livre qui se lit très vite, et ça c'est plutôt bien. En effet, on est complètement accroché à l'histoire, les chapitres sont souvent très courts, donc on se dit  : "Allez encore un... ". L'écriture y est juste, claire, les émotions aussi, il est très facile à lire, il touche forcément.

J'ai aimé l'écriture (de belles images), des ressentis par rapport au bord de mer qui me touchent forcément.

Tout ceci est plutôt positif, pourtant je suis passée par de multiples émotions à la lecture de cette histoire, et beaucoup d'éléments m'ont vraiment déplu. Je vais essayer de m'expliquer sans dévoiler tout de l'histoire...

Au début, la pauvre caissière qui a une vie de "merde": quel cliché d'une facilité déconcertante... Ce sont toujours des caissières mal payées.... Avec forcément un patron pourri... Bref, quel manque d'originalité....

Ensuite, on baigne dans le conte de fées, mais si j'avais eu envie d'en lire un, je me serais dirigée directement dans cette catégorie !

Comme ce n'est pas un conte de fées, tout n'y est pas rose quand même, et là on plonge... Et quand on croit que c'est terminé et bien non, on va encore plus bas.... (comme dans les films d'action, on croit qu'il est mort mais non, il revient.....) J'exagère un peu tout de même.... Mais, pas totalement car j'ai eu des passages difficiles à lire, obligée de faire une pause afin de reprendre mes esprits, avant de m'y remettre. C'était pour moi insoutenable (je ne sais pas, j'étais peut-être très fatiguée....)

Voilà, au moins on ne pourra pas dire qu'il m'a laissé de marbre, c'est l'avantage. Par contre, je suis totalement perplexe face à cette histoire. Si je l'ai lu vite, c'est que l'écriture était accrocheuse, et donc qu'il m'intéressait, mais en même temps, j'ai l'impression que tout est dans l'extrême....

Si on doit passer par autant de sentiments à la lecture d'un livre, alors je pense que le pari est amplement réussi...

Je suis tout de même contente de l'avoir lu. Mais bon, au final j'ai trouvé ce livre rempli de clichés, je ne vais pas en garder un souvenir impérissable.

 

Des avis positifs :

Philippe D, Stephie, A propos de livres.

Un coup de coeur pour Lizouzou.

Publié dans Moyennement aimé

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