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64 articles avec beaucoup aime

Les revenants de Laura KASISCHKE

Publié le par Emma

Les revenants de Laura KASISCHKE

Quatrième de couverture :

Une nuit de pleine lune, Shelly est l'unique témoin d'un accident de voiture dont sont victimes deux jeunes gens. Nicole, projetée par l'impact, baigne dans son sang, et Craig, blessé et en état de choc, est retrouvé errant dans la campagne. C'est du moins ce qu'on peut lire dans les journaux, mais c'est une version que conteste Shelly. Un an après, Craig ne se remet toujours pas. Il ne cesse de voir Nicole partout... Serait-il possible que, trop jeune pour mourir, elle soit revenue ?

 

Mon ressenti :

Comment résumer un tel livre ? Mission très difficile tellement il est dense, fourni, des thèmes multiples.

Un accident de voiture dans lequel Nicole perd la vie, son petit ami Craig survit. Shelly était en voiture derrière, elle a donc tout vu, mais pourquoi personne n'écoute sa version. Elle a beau  voir la police et les journalistes, ce qu'elle a vu est toujours transformé et faux.

Nicole et Craig étaient étudiants,  le récit commence après la mort de Nicole, Craig revient dans cette université ne se souvenant de rien de l'accident et en ayant l'impression de croiser Nicole fréquemment, nous allons alterner entre l'avant accident et l'après. Cette alternance des deux époques va nous amener à comprendre le fonctionnement de cette université, les faux-semblants, la cruauté des personnes, le système qui n'hésite pas à détruire certains professeurs afin de préserver des secrets. Tout cela et bien plus encore, le thème de la mort et certains cours sur le sujet, la sororité qui cache bien des secrets, certains rites.
Une ambiance bien glauque, qui tient en haleine et une envie de comprendre ce qui s'est réellement passé . Une histoire passionnante que j'ai bien eu du mal à lâcher, on veut comprendre et au-delà de la recherche de ce qui s'est réellement passé, nous suivons des étudiants, leur vie de tous les jours dans cette faculté.

J'ai l'impression que tout cela est un peu confus mais il me paraît très difficile de pouvoir évoquer tous les thèmes tellement ce livre est dense. Assez vite, je me suis aperçue qu'il allait être dur à résumer mais que j'allais le lire très vite. Une atmosphère qui plaira tout de suite ou pas.

Il me permet de participer pour la 2ème fois au Challenge pavé de l'été chez Brize.

Les revenants - Laura KASISCHKE - Christian Bourgeois 2011 - 664 pages.

 

Les revenants de Laura KASISCHKE

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Il reste la poussière de Sandrine COLLETTE

Publié le par Emma

Il reste la poussière de Sandrine COLLETTE

Quatrième de couverture :

Patagonie. Dans la steppe balayée par des vents glacés, Rafael est le dernier enfant d'une fratrie de quatre garçons. Depuis toujours, il est martyrisé par ses frères aînés. Leur père a disparu. Leur mère ne dit rien, perpétuellement murée dans un silence hostile. Elle mène ses fils et son élevage de bétail d'une main inflexible, écrasant ses rejetons de son indifférence. Alors, incroyablement seul, Rafael se réfugie auprès de son cheval et de son chien. Dans ce monde qui meurt, où les petites fermes sont remplacées par d'immenses domaines, l'espoir semble hors de portée. Et pourtant, un jour, quelque chose va changer. Rafael parviendra-t-il à desserrer l'étau de terreur et de violence qui l'enchaîne à cette famille ?

Mon ressenti :

Quatrième livre de Sandrine Collette que je lis.
Cette fois, nous voilà en Patagonie, une famille, une mère et quatre fils, les aînés sont des jumeaux puis viennent les deux autres dont le petit dernier arrivé alors que le père n'était plus là.

Ce petit dernier, Rafael, va être la tête de turc des autres. Heureusement il va être bon à cheval, il développe une aptitude que n'ont pas les autres, c'est peut-être ce qui va le sauver. Les journées de travail sont déjà difficiles, le père a disparu et la mère ne fait que leur donner des ordres, elle les mène à la baguette, jamais une parole positive, jamais un câlin. Une mère tyrannique d'autant plus que le travail est conséquent, les petites exploitations ont du mal à se maintenir.
J'ai adoré le décor, des vastes étendues en Patagonie, les descriptions, j'y étais, d'autant plus que c'est un endroit qui me fait rêver depuis toujours. Comme les autres, c'est très noir, très dur, une écriture sèche, nerveuse qui rajoute une couche de noirceur si cela est encore possible. Mais comme d'habitude, elle réussi aussi le tour de force de maintenir une tension constante, un intérêt, et ça se lit très vite, en apnée. Une histoire encore très réussie et différente des autres dans un endroit grandiose.

 

Il reste la poussière - Sandrine COLLETTE - Denoël 2016 - 347 pages.

 

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Le cercle de Bernard MINIER

Publié le par Emma

Le cercle de Bernard MINIER

Quatrième de couverture :

Pourquoi la mort s'acharne-t-elle sur Marsac, petite ville universitaire du Sud-Ouest ?

Une prof assassinée, un éleveur dévoré par ses propres chiens... et un mail énigmatique, peut-être signé par le plus retors des serial killers.
Confronté dans son enquête à un univers terrifiant de perversité, le commandant Servaz va faire l'apprentissage de la peur, pour lui-même comme pour les siens.

Mon ressenti :

Après Glacé, me voici de retour avec le commandant Servaz.
Marsac, petite ville universitaire, une sorte de Cambridge dans le Sud-Ouest, dans lequel la majeure partie de la ville est étudiante ou professeur.
C'est d'ailleurs à cet endroit que Servaz a effectué ses études car rien ne le prédestinait à devenir commandant. C'est donc un endroit qu'il connaît bien, sa fille y est d'ailleurs à son tour étudiante. Il se retrouve à  venir enquêter suite à l'appel d'une ancienne connaissance sur la mort d'une professeur dans des conditions effroyables.

Voici le début de l'histoire qui s'annonce palpitante, comme pour le précédent, le lecteur est tenu en haleine. Beaucoup d'événements s'enchaînent, pour nous perdre un peu plus, c'est passionnant. On en connaît plus sur le personnage de Servaz, qui s'étoffe avec cette deuxième enquête. Il m'a fallu une semaine pour dévorer cette histoire que j'avais du mal à lâcher.

Un deuxième opus très réussi, je l'ai même trouvé encore plus intéressant que le premier qui me permet de participer au pavé de l'été chez Brize.

 

Le cercle - Bernard MINIER - XO Editions 2012 - 784 pages

Le cercle de Bernard MINIER

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Le chemin s'arrêtera là de Pascal DESSAINT

Publié le par Emma

Le chemin s'arrêtera là de Pascal DESSAINT

Quatrième de couverture :

Sur une côte nordiste fantomatique, des hommes survivent au jour le jour, hantés par un passé mortifère. Mais qui sont ces laissés-pour-compte de notre époque, qui semblent camper dans un temps suspendu ? Des êtres qui, derrière l'apparence de normalité qu'ils essayent de préserver, ont été broyés ou souillés, à l'image du pays qu'ils habitent, marqué par les stigmates d'une industrie lourde moribonde et d'une nature qui reprend ses droits, de plus en plus inquiétante.

 

Mon ressenti :

Nous sommes dans le nord, le livre se divise en plusieurs tableaux :  dans un tableau, plusieurs personnages vont s'exprimer pour nous donner un instantanée de leurs vies, leur ressenti, une partie de leur histoire.

Le décor est plutôt glauque, entourés d'éoliennes, à côté d'une écluse,  au milieu des dunes et blockaus, certains ont des maisons plutôt miteuses mais d'autres habitent en caravane, certains ont perdu leur travail et leur occupation est de regarder les bateaux passer, penser à leur vie lorsqu'ils travaillaient car la désindustrialisation de la côte est en partie responsable de ces êtres.

Nous suivons donc plusieurs personnes, des êtres cassés par la vie, un peu perdus, des gens qui n'attendent plus rien de celle-ci, n'ont plus grand chose voire plus rien mais qui continuent à se retrouver, ils ne connaissent que cet endroit où ils ont toujours habité.

Pascal Dessaint a vraiment l'art et la manière de nous raconter ces êtres, de nous plonger dans cette espèce de communauté sordide. Petit à petit, nous y entrons, nous les écoutons, nous sommes avec eux.

J'ai adoré cette histoire, pourtant très noire, il faut que je continue à lire ses livres, d'autant plus que je les ai presque tous dans ma bibliothèque, mon cher et tendre les a quasiment tous. Du coup, je le découvre un peu à l'envers, car c'est le deuxième que je lis, et ce sont plutôt des récents alors qu'il s'est fait connaître avec des policiers qui se déroulaient à Toulouse.

 

Le chemin s'arrêtera là - Pascal DESSAINT - Editions Payot et Rivages 2015 - 255 pages.

 

 

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Le vase où meurt cette verveine de Frédérique MARTIN

Publié le par Emma

Le vase où meurt cette verveine de Frédérique MARTIN

Quatrième de couverture :

Après cinquante-six ans d'un mariage fusionnel, la maladie de Zika la contraint à quitter Joseph et leur maison pour Paris. Hébergée chez leur fille, elle pourra plus aisément bénéficier de soins hospitaliers tandis que son mari, recueilli par leur fils, se languit loin d'elle, à Montfort. Dès lors les amants esseulés nourrissent une correspondance passionnée où chacun redécouvre ses enfants, leurs failles, leurs blessures et leurs reproches - les fruits amers d'un amour exclusif, tragiquement récoltés au soir de leur vie...

 

Mon ressenti :

Zika et Joseph sont dans l'obligation de quitter leur maison, en effet Zika doit aller se faire soigner à Paris, elle va donc aller chez sa fille. Cette dernière n'a qu'un petit appartement, Joseph va donc être dans l'obligation d' aller chez leur fils. Après tant d'années ensemble, à vivre côte à côte, ils vont devoir être séparés. Commence alors une correspondance entre les deux.

Je me suis régalée de cette lecture, cette correspondance est variée, de tout et de rien, mais aussi leurs vies ensemble, leur rencontre, leurs enfants, la manière dont ils les ont élevés, mais aussi des thèmes bien plus durs, plus sérieux.
C'est tour à tour charmant, drôle, désuet, anecdotique, plein d'amour, mais aussi dur, tragique, triste etc...

C'est avant tout une très belle histoire d'amour, je ne savais pas trop à quoi m'attendre et j'ai tout aimé, un livre qui fait du bien, un livre qui a des côtés très durs mais qui émane tout de même un côté tellement beau, positif.

Une belle lecture, une belle découverte pour cette auteure jamais lue et ça tombe bien car j'ai dans ma PAL, J'envisage de te vendre.

 

Le vase où meurt cette verveine - Frédérique MARTIN - Belfond 2012 - 221 pages.

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Seul le silence de R.J. ELLORY

Publié le par Emma

Seul le silence de R.J. ELLORY

Quatrième de couverture :

Joseph a douze ans lorsqu'il découvre dans son village de Géorgie le corps d'une fillette assassinée. Une des premières victimes d'une longue série de crimes. Des années plus tard, alors que l'affaire semble enfin élucidée, Joseph s'installe à New-York. Mais, de nouveau, les meurtres d'enfants se multiplient... Pour exorciser ses démons, Joseph part à la recherche de ce tueur qui le hante.

Mon ressenti :

C'est pour moi une première lecture de l'auteur.

Un petit village en Géorgie, le jeune Joseph va tomber un jour sur le corps d'une fillette morte. Elle a été assassinée et cela ne va pas s'arrêter là, des meurtres de petites filles vont continuer, dans les villages autour. Cette découverte va le hanter toute sa vie, cette dernière est loin d'être simple et facile. En effet, il va lui arriver pas mal de malheurs mais il ne va jamais se laisser abattre.

Une plongée dans cette Amérique profonde, les blessures d'un enfant qui va le hanter, une vie chahutée mais toujours la force de continuer, de se battre, de construire mais ne jamais oublier ces meurtres de petites filles jamais résolus.

Une lecture originale, dans le détail, la psychologie, la noirceur avec cette petite lumière qui est toujours là. Une livre très complet, des personnages fouillés, même si j'ai eu quelques passages à vide. Un auteur que je vais continuer à suivre sans aucun doute.

 

Seul le silence - R.J. ELLORY - Sonatine 2008 - 602 pages.

 

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Josephine Baker de CATEL & BOCQUET

Publié le par Emma

Josephine Baker de CATEL & BOCQUET

Quatrième de couverture :

"Vous savez, mes amis, que je ne mens pas quand je vous raconte que je suis entrée dans les palaces de rois et de reines, dans les maisons de présidents. Et bien plus encore. Mais je ne pouvais pas entrer dans un hôtel en Amérique et boire une tasse de café. Et cela m'a rendue furieuse. "

Joséphine Baker - Marche sur Washington, 28 août 1963.

 

Mon ressenti :

Je ne lis quasiment jamais de BD, par contre lorsque celle-ci est sortie, j'ai tout de suite voulue la lire, je ne connaissais que les très grandes lignes de la vie de Joséphine Baker, j'avais envie d'en savoir plus, et cela ma paraissait être le bon moyen.

Au fil de 460 pages, nous suivons la vie de Joséphine, de sa naissance dans un milieu pauvre, ses petits boulots adolescente, et son début de vie dans le cabaret, qui va la mener dans la monde entier, rencontrer de nombreuses personnes connues. Il y avait largement de quoi écrire sur cette femme au destin hors norme, drôle, bourrée de talent, pétillante et qui sait se mettre en avant. Une histoire qui se lit très vite, les dessins sont très précis et pleins de détails même si ils n'étaient pas forcément à mon goût. Ne connaissant que très peu de choses sur cette vie, j'en ai appris beaucoup mais cela reste tout de même très survolé. En effet, ceux qui connaissent bien sa vie vont peut-être être déçus et ne rien apprendre. Pour ma part, j'ai beaucoup aimé, j'en ai appris suffisamment car je n'aurais pas lu une biographie, c'est donc entre les deux ; j'ai aussi beaucoup apprécié la chronologie qui nous retrace tous les événements importants avec les dates, puis des biographies de nombreuses personnes croisées, avec de très belles illustrations.

Un très beau livre que l'on m'a offert pour mon anniversaire et que je suis très contente d'avoir dans ma bibliothèque.

 

Joséphine Baker - CATEL & BOCQUET - Casterman Ecritures 2016 - 564 pages.

 

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La fille du train de Paula HAWKINS

Publié le par Emma

La fille du train de Paula HAWKINS

Quatrième de couverture :

Entre la banlieue où elle habite et Londres, Rachel prend le train deux fois par jour : à 8h04 le matin, à 17h56 le soir. Et chaque jour elle observe, lors d'un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connaît par coeur, elle a même donné un nom à ses occupants : Jason et Jess. Un couple qu'elle imagine parfait. Heureux comme Rachel et son mari l'ont pu l'être par le passé, avant qu'il ne la trompe, avant qu'il ne la quitte. Jusqu'au matin où Rachel voit Jess dans son jardin avec un autre homme que Jason. La jeune femme aurait-elle une liaison ? Bouleversée de voir ainsi son couple modèle risquer de se désintégrer comme le sien, Rachel décide d'en savoir plus. Quelques jours plus tard, elle découvre avec stupeur la photo d'un visage désormais familier à la Une des journaux : Jess a mystérieusement disparu...

 

Mon ressenti :

Un livre qu'on a beaucoup vu sur les blogs avec des avis bien différents, j'ai eu envie de le lire puis moins, je suis passée par plusieurs stades, suite à l'avis de Sylire, je me suis dit qu'il pourrait bien me plaire.

Rachel prend le train tous les jours et s'invente une histoire avec les deux habitants d'une maison en particulier, elle connaît tout de cette maison, elle imagine une belle histoire d'amour entre les deux, ils sont un modèle pour elle, elle invente une profession, en gros, ils sont très amoureux, très heureux, parfaits. Jusqu'au jour où Jess, cette femme disparaît. Elle commence vraiment à essayer de reconstituer ce qu'il a pu se passer d'autant plus qu'elle avait vu peu de temps avant un autre homme avec Jess. Le problème est que Rachel a des trous de mémoire, quand elle boit elle ne se souvient de rien, elle essaie de combler ces trous.

J'ai été complètement happée par cette histoire, nous commençons par les trajets en train, ce qu'elle voit, ce qu'elle s'imagine. Puis nous avons le point de vue d'une autre femme, puis une autre qui est la remplaçante de Rachel et qui habite la même rue. Trois point de vue de femme qui nous raconte une histoire.

Le côté psychologique m'a beaucoup intéressée, Rachel qui habitait cette rue et qui était heureuse, qui boit beaucoup et qui a tout perdu. C'est à la fois addictif et terrifiant, on peut tout à fait s'identifier à ces femmes. Rachel qui est dépressive, alcoolique, il lui manque donc des pièces pour reconstituer ce qu'il s'est passé. Elle essaie donc d'aider la police pour retrouver cette femme disparue, mais comment être prise au sérieux lorsqu'on est dépressive et qu'on ne se souvient pas des choses.

J'ai tout de suite été accrochée par le début, l'écriture, et il m'a  tenu en haleine de bout en bout, en effet, difficile de la lâcher, ce qui tombait bien car j'avais du temps devant moi.

 

La fille du train - Paula HAWKINS - Sonatine 2015 - 453 pages.

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Le sourire étrusque de José Luis SAMPEDRO

Publié le par Emma

Le sourire étrusque de José Luis SAMPEDRO

Quatrième de couverture :

Un vieux paysan calabrais malade arrive chez son fils, à Milan, pour y subir des examens. Il déteste la vie dans le Nord, cette ville hostile et son ciel gris, mais c'est là qu'il découvre son dernier amour : son petit-fils, Bruno, qui porte le nom que ses camarades partisans lui avaient donné au temps du maquis.

Dans ce roman plein de tendresse, d'humour et d'émotion, l'approche de la mort, la vieillesse offrent encore de formidables moments de bonheur et d'apprentissage, qui mènent à la plénitude et à la sérénité si bien représentées par le fameux sourire étrusque.

Mon ressenti :

Un paysan doit faire des examens médicaux, comme il habite en pleine campagne, il se rend chez son fils à Milan. Milan est une ville qu'il n'aime pas, et il n'aime pas les milanais. Il s'installe donc chez son fils et sa belle-fille, dans un appartement en pleine ville. C'est vraiment difficile pour lui d'autant plus qu'il ne trouve pas ses repères et encore moins dans ce qu'il y a dans le réfrigérateur.

Il fait la connaissance de son petit-fils de treize mois, il l'avait oublié, en effet il a perdu sa femme il y a quelques mois et sa maladie en plus ...Son petit-fils est un véritable coup de coeur, celui-ci va être renforcé par le fait qu'il s'appelle Bruno, le même prénom qu'on avait donné au vieux dans le maquis.

Il va donc s'installer dans cet appartement et devoir prendre ses habitudes, il a un avis sur tout, jusqu'à l'éducation de l'enfant qui est forcément contraire aux parents.

Je me suis régalée, un sujet universel, le conflit de génération dans l'éducation des enfants, le monde complètement aseptisé de l'appartement dans lequel il loge. Il passe beaucoup de temps avec son petit fils, il veut en faire un homme et fait des amalgames avec le passé.

C'est un livre qui m'a fait sourire, qui m'a beaucoup touchée, qui est bien écrit, qui résonne chez beaucoup de personnes. Bref, une très belle histoire.

 

Le sourire étrusque - José Luis SAMPEDRO - Editions Métailié 1994 - 319 pages.

 

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Trente-six chandelles de Marie-Sabine ROGER

Publié le par Emma

Trente-six chandelles de Marie-Sabine ROGER

Quatrième de couverture :

Allongé dans son lit en costume de deuil, ce 15 février, Mortimer Decime attend sagement la mort. En effet, depuis son arrière-grand-père, tous les hommes de sa famille sont décédés à 11 heures du matin, le jour de leur trente-six ans.

La poisse serait-elle héréditaire, comme les oreilles décollées ? Y a-t-il un gène de la scoumoune ? Un chromosome de manque de pot ? Que faire de sa vie, quand le chemin semble tout tracé à cause d'une malédiction familiale ? Pas grand chose... sauf si le Destin et l' Amour ont décidé de rebattre les cartes.

 

Mon ressenti :

Tout débute le jour où Mortimer doit mourir, en effet dans la famille, tous les hommes ont disparu le jour de leur trente-six ans. Le sort semble s'acharner car même si certains ont essayé de ne rien faire ce jour là afin d'y échapper, cela n'a jamais marché. Au début du livre, nous avançons donc doucement dans cette dernière journée.

J'aime les livres de Marie-Sabine Roger, c'est simple mais en même temps, l'histoire est toujours originale, ses trouvailles en matière d'écriture me font toujours sourire. L'histoire n'est pourtant pas joyeuse cette fois-ci, la réflexion sur le dernier jour de sa vie, sur une malédiction familiale. C'est un livre plein d'humanité sur en quelque sorte un looser qui n'a jamais rien construit dans sa vie car résigné à partir. Encore une fois et comme toujours ça se lit vite, très vite, je suis toujours déçue de l'avoir terminé, j'en aurais bien lu plus. Je ne suis pas sûre d'en conserver beaucoup de choses mais j'ai encore pris un réel plaisir à la lire. Ce n'est pas mon préféré de l'auteur car la découverte de son écriture n'est plus là même si j'ai pris énormément de plaisir à le lire.

Un bon roman, distrayant mais en même temps avec des messages et des pistes de réflexion sous de l'humour.

 

Trente-six chandelles - Marie-Sabine ROGER - Editions du Rouergue 2014 - 279 pages.

 

 

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