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Les douze tribus d'Hattie d'Ayana MATHIS

Publié le par Emma

Les douze tribus d'Hattie d'Ayana MATHIS

Quatrième de couverture :

Gare de Philadelphie, 1923. La jeune Hattie arrive de Géorgie en compagnie de sa mère et de ses soeurs pour fuir le Sud rural et la ségrégation. Aspirant à une vie nouvelle, forte de l'énergie de ses seize ans, Hattie épouse August. Au fil des années, cinq fils, six filles et une petite-fille naîtront de ce mariage. Douze enfants, douze tribus qui égrèneront leur parcours au fil de l'histoire américaine du XXème siècle. Cette famille se dévoile peu à peu à travers l'existence de ces fils et filles marqués chacun à leur manière par le fort tempérament de leur mère, sa froide combativité et ses secrètes failles.

 

Mon ressenti :

On débute en 1925, Hattie, jeune  mariée et jeune mère de famille va perdre ses jumeaux d'une pneumonie. Le premier chapitre donne le ton, comment va évoluer cette femme ? Que va-t-elle devenir après ce chagrin ? Elle va avoir 11 enfants qui vont  chacun nous dérouler un pan de leur existence tout au long du livre à un moment précis. C'est donc une partie de l'histoire de l'Amérique qui nous est contée, la ségrégation, la pauvreté, mais aussi un moment très précis d'un ou plusieurs enfants, ce qui permet d'aborder encore d'autres sujets très précis, comme l'homosexualité, la guerre du Vietnam... Par ce biais et de manière indirecte, nous en savons plus aussi sur la personnalité de cette mère.

Une construction très originale, très habile qui nous fait avoir une vue d'ensemble de cette famille. La construction est la force du roman même si j'aurais aimé recroiser les différents enfants au travers des chapitres, car ils n'apparaissent qu'une fois dans leurs chapitres, et tous à des périodes différentes. De cette manière nous déroulons l'Histoire de 1925 à 1980.

Un premier roman très fort, subtil, complet et original qui nous mène à avoir une vue d'ensemble sur cette femme et tout ce qu'elle a traversé au cours de ses années, un livre qui ne me semble pas avoir vu très souvent sur les blogs et qui aurait mérité d'être découvert.

 

Les douze tribus d'Hattie - Ayana MATHIS - Gallmeister 2014 - 311 pages.

 

Publié dans beaucoup aimé

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Sur ma peau de Gillian FLYNN

Publié le par Emma

Sur ma peau de Gillian FLYNN

Quatrième de couverture :

La ville de Wind Gap dans le Missouri est sous le choc : une petite fille a disparu. Déjà l'été dernier, une enfant avait été sauvagement assassinée...

Une jeune journaliste, Camilla Preak, se rend sur place pour couvrir l'affaire. Elle-même a grandi à Wind Gap. Mais pour Camille, retourner à Wind Gap, c'est réveiller de douloureux souvenirs. A l'adolescence, incapable de supporter la folie de sa mère, Camille a gravé sur sa peau les souffrances qu'elle n'a pu exprimer. Son corps n'est qu'un entrelacs de cicatrices...

On retrouve bientôt le cadavre de la fillette. Très vite, la Camille comprend qu'elle doit puiser en elle la force d'affronter la tragédie de son enfance si elle veut découvrir la vérité...

Mon ressenti :

Après Les lieux sombres, je me replonge dans l'univers de Gilian Flynn.

Camilla Preak est journaliste, elle doit retourner dans son village d'enfance afin d'y enquêter sur la disparition d'une petite fille. Son patron veut que ce soit elle qui enquête car elle y connaît un certain nombre de personnes, elle va d'ailleurs s'allier avec le policier du coin qui n'est pas né dans cette ville afin de s'échanger des informations. Son retour chez elle est un sacré effort car elle va replonger dans son enfance.

Bien loin des rebondissements, nous sommes plutôt dans un suspense très lent, Camilla revient dans sa famille, et c'est la psychologie très complexe de ces personnages qui va mettre en évidence bien des choses. Un bon suspense, c'est violent, pas de scènes violentes physiques mais plutôt au niveau psychologique, c'est angoissant. Nous passons l'essentiel du temps  dans cette famille tourmentée, malsaine et violente, (Camilla est parti vivre chez sa mère le temps de l'enquête). J'ai beaucoup aimé, mais le vécu de Camilla pourrait être dérangeant pour certaines personnes et peut-être trop violent.

 

Sur ma peau - Gillian FLYNN - LGF 2014 - 379 pages.

 

Publié dans Bien aimé

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Providence de Valérie TONG CUONG

Publié le par Emma

Providence de Valérie TONG CUONG

Quatrième de couverture :

Une secrétaire exploitée, un amoureux transi sous le joug de sa maîtresse capricieuse, une brillante avocate dont la couleur de peau empêche l'avancement, un vieil homme seul atteint d'un cancer fulgurant... Tous ces personnages vont voir leur vie basculer grâce aux petits événements que la "Providence" jette sur leur passage.

 

Mon ressenti :

Après Noir dehors, je plonge encore une fois dans l'univers de Valérie Tong Cuong.

Une construction assez semblable de celui que j'ai lu de l'auteure, des courts chapitres qui nous présentent un personnage. Ils ne se connaissent pas, n'ont aucuns rapports, ils évoluent chacun dans leur quotidien mais des petits détails vont bouleverser la donne.

Inutile de vous raconter l'histoire, une construction habile et bien menée, des personnages variés et un petit roman qui m'a fait passer un très bon moment. C'est un petit livre, et pourtant, il se passe beaucoup de choses, un livre sur notre société, sur les gens, leur solitude, leur malheur, la lâcheté de certains.

J'ai encore été happée par son écriture, il me faut continuer à découvrir l'auteur et avec des romans plus récents, car je la croise beaucoup sur les blogs avec toujours des avis assez enthousiastes. Ce ne sera donc pas ma dernière rencontre.

 

Providence - Valérie TONG CUONG - Stock 2008 - 179 pages.

 

Publié dans Bien aimé

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Six fourmis blanches de Sandrine COLETTE

Publié le par Emma

Six fourmis blanches de Sandrine COLETTE

Quatrième de couverture :

Le mal rôde toujours dans ces montagnes maudites. Mathias le sait, lui "le sacrificateur" chargé d'éloigner les mauvais esprits des villages. Bien sûr, ces superstitions font sourire Lou et ses compagnons, randonneurs impatients d'arpenter les crêtes enneigées. Et pourtant... Egarés dans une effroyable tempête, terrifiés par la mort de l'un d'entre eux, ils vont voir leurs certitudes se dissoudre, une à une, dans la peur.

 

Mon ressenti :

Alors qu'un nouveau roman vient de sortir, je continue ma découverte des livres de Sandrine Colette dans leur ordre de parution. Nous voilà ici à la montagne, nous alternons les chapitres, d'un côté Mathias et de l'autre des randonneurs.

Mathias continue à perpétrer les traditions, en effet il a un don, est respecté de tout le village et son rôle est de sacrifier des chèvres afin d'éloigner le mauvais esprit. Il va de maison en maison lors de naissance ou mariage afin de pouvoir choisir la "bonne" bête.

De l'autre côté,  Lou, 25 ans vient de gagner un voyage afin d'expérimenter un trek en Albanie avec son compagnon et quelques autres personnes. Ils n'y connaissent rien et vont devoir faire entièrement confiance en leur guide.

La part de la nature est belle dans les livres de Sandrine Colette, elle est toujours très présente et a toujours un rôle prépondérant. J'ai aimé l'alternance des chapitres, on suit deux histoires en parallèle. Nous sommes dans un milieu hostile, celui de la montagne, ses dangers pour des novices et tout ne va pas se passer comme prévu, le suspense monte crescendo. Peu à peu, la montagne devient le centre du roman. C'est noir, très noir, addictif, oppressant et comme les autres, ça se lit vite tellement on est accroché.

 

Six fourmis blanches - Sandrine COLLETTE - Denoël 2015 - 309 pages.

 

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Profession du père de Sorj CHALANDON

Publié le par Emma

Profession du père de Sorj CHALANDON

Quatrième de couverture :

"Mon père disait qu'il avait été chanteur, footballeur, professeur de judo, parachutiste, espion, pasteur d'une église pentecôtiste américaine et conseiller du général de Gaulle jusqu'en 1958. Un jour, il m'a dit que le Général l'avait trahi.

Son meilleur ami était devenu son pire ennemi.

Alors mon père m'a annoncé qu'il allait  tuer de Gaulle. Et il m'a demandé de l'aider. Je n'avais pas le choix.

C'était un ordre.

J'étais fier.

Mais j'avais peur aussi...

A 13 ans, c'est drôlement lourd un pistolet."

S. Ch.

 

Mon ressenti :

En 1961, Emile a douze ans. Il vit avec son père et sa mère. Avoir un père lorsqu'on a douze ans qui dit avoir exercé plusieurs métiers pourrait plutôt faire rêver un petit garçon, il lui raconte des anecdotes sur ses métiers. Mais lorsque ce père violent, paranoïaque et mythomane le mêle à la politique, cela devient très gênant. Se servir de son fils pour remettre des lettres de menace dans une boîte aux lettres, le frapper, le priver de repas etc...La mère est passive, effacée et du coup certainement consentante de cette violence infligée.

J'ai aimé jusqu'à présent tout ce que j'ai lu de l'auteur, celui-ci bien évidemment confirme ce que je pensais. Nous suivons Emile et nous demandons bien jusqu'où cela va aller, cette candeur de l'enfant qui est persuadé du bien fondé des dires de son père. Les conséquences aussi une fois adulte. Sorj Chalandon nous raconte ce petit garçon avec pudeur, son évolution, ses désillusions et les conséquences une fois adulte. Un livre fort, poignant, triste mais tellement bien écrit.

 

Profession du père - Sorj CHALANDON - Grasset 2015- 282 pages.

Publié dans Que je n'oublierai pas

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Le chien arabe de Benoît SEVERAC

Publié le par Emma

Le chien arabe de Benoît SEVERAC

Quatrième de couverture :

"Vous devriez faire attention à vous, docteur Ollard. Vous pensez avoir tout compris à la condition des Maghrébines en France parce que vous avez rencontré une gamine et sympathisé avec elle ; mais nous, ça fait des années qu'on est au courant de ce qui se passe dans les cités, c'est notre métier. Nous savons qui fait quoi, et qui représente un réel danger. "

Sergine Ollard est vétérinaire à Toulouse. Une adolescente désemparée, Samia, lui demande d'examiner un chien souffrant d'un mal mystérieux que son frère aîné, Nourredine Ben Arfa, cache dans une cave. Dans ce quartier gangrené par le trafic de drogue et travaillé par l'islamisme radical, la jeune vétérinaire va se retrouver embarquée malgré elle dans un combat entre deux camps qui partagent la même culture de violence.

 

Mon ressenti :

Quartier des Izards à Toulouse, un quartier nord de la ville : Samia voit un jour son frère, dealer et chef de la cité ramener des chiens. Elle s'aperçoit qu'il y en a un qui a bien l'air mal en point, elle va donc les suivre et emmener le fameux chien chez le vétérinaire. Sergine Ollard est vétérinaire, elle reçoit un coup de téléphone d'une jeune fille lui demandant d'examiner un chien.Pourquoi y va t-elle ? Elle va se retrouver un soir, seule dans sa clinique après être aller le chercher à ses risques et périls.

Voilà un livre fort, violent, un sujet que l'on aimerait ne connaître que dans les livres mais qui nous ramène à bien des sujets d'actualité. Nous ne sommes plus chez des petits dealers, et si ils avaient envie de voir plus grand ?  En voyant plus grand, on se fait des ennemis. Guerre de quartiers, islamisme radical, pourquoi les Stups protège telle personne ? Pourquoi les policiers de quartier ne sont pas au courant de tout ? Nous suivons cette histoire d'un extrême réalisme, un sujet brûlant mais tellement d'actualité. Sergine se retrouve mêlée à une histoire, des codes et des règles qu'elle ne maîtrise pas du tout.

Sans aucun doute, nous ne sortons pas indemne d'une telle lecture, une réalité des banlieues, les règles mises en place par eux-mêmes, les manques de moyens des villes pour pouvoir gérer les problèmes, les dérapages qui peuvent en découler. Bref, hélas, c'est loin d'être une fiction.

 

Le chien arabe - Benoît SEVERAC - La Manufacture de livres 2016 - 284 pages.

 

 

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Les gens dans l'enveloppe d'Isabelle MONNIN

Publié le par Emma

Les gens dans l'enveloppe d'Isabelle MONNIN

Quatrième de couverture :

En juin 2012, j'achète à un brocanteur sur internet un lot de 250 photographies d'une famille dont je ne sais rien. les photos m'arrivent dans une grosse enveloppe blanche quelques jours plus tard. Dans l'enveloppe il y des gens, à la banalité familière, bouleversante. Je décide de les inventer puis de partir à leur recherche. Un soir, je montre l'enveloppe à Alex. Il dit :" On pourrait aussi en faire des chansons, ce serait bien. " Les gens dans l'enveloppe, un roman, une enquête, des chansons.

Mon ressenti :

Isabelle Monnin achète un lot de photo sur internet, il lui vient l'idée d'écrire une histoire autour de ces personnes. Une fois l'histoire écrite, elle part à leur recherche.

Drôle d'idée, je suis passée par plusieurs étapes lors de ma lecture. Au début, je me suis demandée comment elle avait eu une telle idée, déjà j'ai appris qu'on pouvait acheter un lot de photos de famille. Rien que le concept d'acheter un lot de photos  de personnes que l'on ne connaît pas me dépasse.

Bref, j'ai lu avec plaisir cette histoire inventée, ça se lit facilement et vite car j'avais envie de lire la suite. Ces photos prennent vie sous la plume d'Isabelle Monnin, elle leur invente une vie : dans celle-ci, Laurence vit seule avec son père, sa mère est partie en Argentine avec un autre homme.

Une fois la fiction lue, on passe à la réalité, les recherches d'Isabelle afin de retrouver le village, les personnes, son ressenti, ses peurs. Elle finit par les retrouver et nous allons enfin connaître la vraie histoire, elle les rencontre petit à petit. Et là, ben j'ai pris conscience de sa démarche et elle a eu de la chance de tomber sur de telles personnes, car raconter sa vie à une inconnue me gêne un peu. Il me semble que ce qui m'a le plus gêné est de savoir que l'on peut acheter des photos de familles qui sont encore vivantes sur internet.

Le bilan est plutôt positif car c'est un livre qui m'intriguait, que j'avais envie de lire, c'est une histoire très originale,émouvante, de belles rencontres et une belle idée à la base. Une histoire qui se lit vite, je ne vous parle pas de la musique qui existe avec le livre car je ne l'ai pas écoutée.

 

Les gens dans l'enveloppe - Isabelle MONNIN  avec Alex BEAUPAIN - Lattès 2015 -  408 pages.

 

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Le dernier lapon d'Olivier TRUC

Publié le par Emma

Le dernier lapon d'Olivier TRUC

Quatrième de couverture :

Kautokeino, Laponie centrale, 10 janvier. Nuit polaire, froid glacial. Demain le soleil, disparu depuis 40 jours, va renaître. Demain entre 11h14 et 11h41, Klemet va redevenir un homme, avec une ombre. demain le centre culturel va exposer un tambour de chaman légué par un compagnon de Paul-Emile Victor.

Mais dans la nuit, le tambour est volé. Les soupçons iront des fondamentalistes protestants aux indépendantistes sami. La mort d'un éleveur de rennes n'arrange rien à l'affaire. La Laponie, si tranquille en apparence, va se révéler terre de conflits, de colères et de mystères.

Klemet, le Lapon, et sa jeune coéquipière Nina, enquêteurs de la police des rennes, se lancent dans une enquête déroutante. Mais à Kautokeino, on n'aime guère les vagues. Ils sont renvoyés à leur patrouillage en motoneige à travers la toundra, et à la pacification des éternelles querelles entre éleveurs de rennes.

Les mystères du 72è tambour vont les rattraper. Pourquoi en 1939 l'un des guides sami a-t-il confié à l'expédition française ce tambour, de quel message est-il porteur ? Que racontent les joïks traditionnels que chante le vieil oncle de Klemet ? Que vient faire en ville ce Français qui aime trop les très jeunes filles et qui a l'air de si bien connaître la géologie de la région ? A qui s'adresse les prières de la pieuse Berit ? Que cache la beauté sauvage d'Aslak, qui vie en marge du monde moderne avec sa femme à moitié folle ?

Mon ressenti :

Nous sommes en Laponie, et plus précisément à Kautokeino, un village sami au début du mois de janvier. Alors que le village a récupéré un tambour de chaman qu'il doit exposer, celui-ci est volé. En parallèle, un éleveur de rennes est retrouvé mort. Klemet et Nina vont s'atteler à l'enquête, ils font partie de la police des rennes. Nina n'est pas originaire du village elle vient d'arriver et fait équipe avec Klemet.

Il y a beaucoup de choses dans ce roman : les traditions de la Laponie et des éleveurs de rennes, les intérêts et développements actuels, la confrontation des deux ; les descriptions de la Laponie en plein hiver avec que quelques heures de soleil dans une journée, le dépaysement ; une enquête bien menée. Autant d'éléments qui en plus de l'enquête m'ont fait passer un excellent moment. Un livre qui traînait depuis bien longtemps sur ma PAL et je remercie Aifelle qui a parlé du deuxième et qui m'a donné des remords de l'avoir en sommeil depuis si longtemps. Je pense que je vais bientôt lire le prochain qui m'attend lui aussi.

 

Le dernier lapon - Olivier TRUC - Métailié 2012 - 453 pages.

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Du bois pour les cercueils de Claude RAGON

Publié le par Emma

Du bois pour les cercueils de Claude RAGON

Quatrième de couverture :

Le commissaire Gradenne prend froid dans l'hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête "grippée", gendarmes trop "pressés" comme ce corps broyé par la machine...

Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d'une usine, dans ce "port de mer" sous la neige, au milieu des forêts !

Mon ressenti :

Un jeune lieutenant, Quentin Bruchet est là depuis trois mois, il n'a pas encore eu l'occasion d'aller sur le terrain. Le directeur de polybois a été retrouvé mort, la tête écrasée dans l'usine . La gendarmerie avait conclu à un accident mais le procureur a demandé à ce que soir relancée l'enquête. Quentin Bruchet va donc aller en compagnie du commissaire sur les lieux.

Quand on n'a pas lu depuis plusieurs semaines, il faut s'y remettre petit à petit, c'est pourquoi j'ai choisi ce livre. J'ai eu raison de le lire à ce moment car l'enquête est plutôt légère, le vocabulaire est simple, on ne se perd pas dans des descriptions sans fin. Une histoire agréable mais pas exceptionnelle, c'est sans doute ce genre de livres que l'on appelle des romans de gare, car il doit se lire facilement, en assez peu de temps et qui nous fait passer un moment agréable mais dont il ne reste pas grand chose quelques semaines plus tard.

Bref, un moment agréable quand on le choisi comme moi à un moment où il nous faut du simple et sans prise de tête.

 

Du bois pour les cercueils - Claude RAGON - Fayard 2010 - 358 pages.

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6h41 de Jean-Philippe BLONDEL

Publié le par Emma

6h41 de Jean-Philippe BLONDEL

Quatrième de couverture :

Le train de 6h41, départ Troyes, arrivée Paris. Bondé, comme tous les lundis matins. Cécile Duffaut, quarante-sept ans, revient d'un week-end épuisant chez ses parents. Elle a hâte de retrouver son mari, sa fille et sa situation de chef d'entreprise. La place à côté d'elle est libre. S'y assied, après une légère hésitation, Philippe Leduc. Cécile et lui ont été amants vingt-sept ans auparavant, pendant quelques mois. Cela s'est très mal passé. A leur insu, cette histoire avortée et désagréable a profondément modifié leurs chemins respectifs. Tandis que le train roule vers Paris et que le silence s'installe, les images remontent. Ils ont une heure et demie pour décider de ce qui les attend.

Mon ressenti :

Cécile est chef d'entreprise, elle prend le train. Philippe a connu Cécile il y a plusieurs années, ils ont même été ensemble, il prend le même train et il retrouve assis à côté d'elle.Ils vont se reconnaître sans rien se dire et chacun de leur côté, ils vont penser à ce moment où ils étaient ensemble. Ils vont remonter le fil petit à petit jusqu'au moment de se séparer.

C'est toujours un plaisir de lire un livre de Jean-Philippe Blondel, il a toujours l'art de raconter une histoire. Celle-ci ne dure qu'un trajet en train et nous avons la vision de deux, ils étaient jeunes, ce que cette histoire leur a apportée et ce qu'ils sont devenus.

Je passe toujours un bon moment avec les livres de Jean-Philippe Blondel, même si je m'aperçois que je ne m'en souviens pas longtemps. J'ai aimé suivre leurs pensées, leurs souvenirs, les conséquences  et les deux visions.

 

6h41 - Jean-Philippe BLONDEL - Buchet Chastel 2013 - 232 pages.

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