Des noeuds d'acier de Sandrine COLLETTE

Publié le par Emma

Des noeuds d'acier de Sandrine COLLETTE

Quatrième de couverture :

Avril 2001. Dans la cave d'une ferme miteuse, au creux d'une vallée isolée couverte d'une forêt dense, un homme est enchaîné. Théo, quarante ans, a été capturé par deux frères, deux vieillards qui ont fait de lui leur esclave.

Comment a-t-il basculé dans cet univers au bord de la démence ? Il n'a pourtant rien d'une proie facile : athlétique et brutal, Théo sortait de prison quand ces vieux fous l'ont piégé au fond des bois. Les ennuis, il en a vu d'autres. Alors, allongé contre les pierres suintantes de la cave, battu, privé d'eau et de nourriture, il refuse de croire à ce cauchemar. Il a résisté à la prison, il se jure d'échapper à ses geôliers.

 

Mon ressenti :

A Toulouse Polars du sud cette année, j'ai rencontré Sandrine Collette, je ne lis que du bien de ses livres, et pourtant, les quatrièmes de couverture ne me tentent jamais. Par contre, elle parle beaucoup et donne vraiment très envie de lire ses livres, je les aurais bien tous achetés à l'écouter mais je me suis raisonnée et j'ai décidé de commencer par le premier. Elle m'a d'ailleurs dit qu'un nouveau allait bientôt sortir, il se passera en Patagonie, et là tout de suite, ça me tente énormément.

Bon revenons à nos moutons.

Théo sort de prison, il a un petit compte à régler et part tout juste après, sans avoir prévenu personne, en pleine campagne pour se faire oublier. Lors d'une randonnée, il va tomber sur la maison de Basile et Joshua, ces deux vieux vont l'enfermer et le garder prisonnier, dans ce coin perdu en pleine campagne.

Je n'en raconte pas plus, contrairement à la quatrième de couverture, il est préférable de lire les premières pages. J'ai tout de suite été happée par cette écriture, on est tout de suite dans l'ambiance, une ambiance assez dure, une certaine économie de mots. Passé le début, j'ai tourné les pages un peu moins vite, car c'est une histoire terrifiante. On déroule l' histoire, en réfléchissant à l'issue possible, l'écriture est très précise, rien ne nous est épargné.

Au final, un livre choc, terrifiant, c'est noir ; malgré tout cela, le suspense est  là, on est happé et on continue à tourner les pages de cette histoire avec très peu d'issue possible.

 

Il a reçu le Grand Prix de littérature policière en 2013.

Des noeuds d'acier - Sandrine COLLETTE - Editions Denoël 2013 - 257 pages.

Publié dans beaucoup aimé

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D
Bonjour Emma, je m'attendais pas à un roman aussi noir de la part d'une femme (et ce que j'écris n'est pas sexiste) et la noirceur jusqu'au bout, pas de happy end. On a du mal à se remettre d'un tel récit. Bonne après-midi.
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E
Bonjour Dasola, en effet c'est surprenant et encore plus après l'avoir rencontrée, elle est très souriante, bavarde, à l'écoute etc... un livre qui ne laisse pas indemne, j'espère que le prochain est moins dur. Bonne journée.
D
celui là je l'ai vu à beaucoup d'endroit mais pas encore lu, je vais l'ajouté à ma liste
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E
Je vais continuer à lire l'auteure, je voulais les découvrir dans l'ordre.
Y
j'en ai lu un autre de la même auteure, très efficace... de l'excellent livre à faire (un peu) peur, et pourtant ce n'est pas mon genre de prédilection
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E
Je me souviens très bien de voir l'auteure sur ton blog. Je vais continuer à la lire.
U
Bon pas pour tout suite !
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E
Tant pis ! Ravie de ton retour, j'ai hâte que nous parles de tes lectures :)
J
Les livres terrifiants, ce n'est vraiment pas pour moi.
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E
Je me doute..... tant pis :)
V
J'ai préféré son roman suivant. Celui-ci ne m'a pas emballée.
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E
Je compte lire le suivant, j'ai aimé celui-ci mais j'espère que le deuxième fait moins peur, j'ai été un peu surprise car je n'avais pas lu la quatrième lorsque je l'ai acheté.
P
Je ne connais pas du tout cette auteure que j'ai déjà rencontrée sur plusieurs blogs. Un jour, j'essayerai...quand ma PAL baissera un peu.<br /> Bonne fin de semaine.
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E
C'est vrai qu'on l'a beaucoup vu sur les blogs, nous avons tellement de livres à lire, tentations, qu'il est quelquefois difficile de faire des choix. Bon week-end.
A
Il fait vraiment peur celui-là ! Quand on la rencontre, on se demande comment une jeune femme aussi lumineuse peut écrit de telles horreurs !
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E
C'est vrai, le contraste est saisissant. J'ai ressenti la même chose quand j'ai rencontré Jérémie Guez, très jeune, souriant et qui écrit des horreurs. Dans tous les cas, c'était une bien belle rencontre.